PESSAIRE CUBE

Taille 2 / 32 mn 

Taille 3 / 37 mn

Taille 4 / 41 mn

 

Comment :
Le pessaire cube n’est pas un traitement de l’incontinence, mais il peut parfois être efficace lors du sport par exemple  si un  gros tampon aide à limiter les fuites. Le pessaire est alors moins désagréable.
Dans le cas de descentes d’organes, le temps aggrave les choses.
Dès qu’un des organes descend il entraîne les autres et la rééducation du périnée, même si elle reste indispensable, ne permet pas la remontée définitive.

Il est important alors  pour limiter l’évolution :
> De bien vider son rectum, sans pousser, pour éviter de laisser un poids sur le périnée
> De bien vider la vessie, sans pousser, pour éviter les infections urinaires.
> De renforcer la musculature périnéale profonde et la musculature abdominale, de soutenir éventuellement le bassin par une ceinture élastique étroite.
(voir périnée arrêtons le massacre)

Le pessaire cube aide à cela par son mode de fixation

Contrairement aux anciens pessaires, anneaux, qui restent en place au fond du vagin plusieurs mois et ne retiennent que l’utérus, le cube adhère aux parois vaginales et assure une contre pression sur la vessie et le rectum qui se videront mieux.
Aucun organe ne descend et l’effet ventouse permet de renforcer la musculature la plus profonde du périnée qui est moins accessible à la rééducation.
-Sur les prolapsus installés :
Ils permettent de maintenir dans une position normale les organes qui seraient déjà descendus suite aux accouchements, à une constipation chronique, à des sports qui augmentent beaucoup la pression dans l’abdomen.
-En prévention :
Ils peuvent aussi être utilisés en prévention chez des grandes sportives, des femmes qui travaillent debout, des grandes tousseuses…
Pour qui :
 Les jeunes femmes pour éviter une opération inadaptée à cet âge, ou en prévention
 Les femmes plus âgées qui ne souhaitent pas la chirurgie, ou qui ont des contre-indications ou après échec ou récidive de la chirurgie.
Pour attendre une chirurgie.
 
Mode d’emploi :
La femme doit apprendre avec un professionnel spécialisé en rééducation périnéale ou un médecin formé, à mettre et enlever le pessaire afin de l’utiliser quand elle en ressent le besoin, en fonction du cycle, de ses occupations, de ses sensations.
 Elle le retire le soir ( la pesanteur ne joue plus) .
 Elle laisse reposer la muqueuse la nuit, lors des règles et certains jours où elle ne ressent pas le besoin .Elle peut le garder pour la rééducation et le retire avant les rapports sexuels.
Cela nécessite un minimum d’apprentissage guidé par un professionnel formé.
 Il faut bien sur que les organes soient bien remontés au moment où on place le cube, ce qui se réalise par un positionnement et des respirations particulières.
Pour retirer le cube il ne faut pas tirer sur la ficelle mais maintenir d’une main la ficelle et pincer une des faces du cube pour enlever l’effet ventouse.
 
Taille du pessaire : le pessaire cube existe dans plusieurs tailles. Il doit être assez gros pour bien adhérer, mais ne doit pas être perçu quand il est en place.
Un professionnel  (médecin, kinésithérapeute ou sage-femme) peut déterminer la taille la première fois.
Si le pessaire est porté régulièrement on  doit diminuer la taille au bout de quelques mois. Il est parfois utile d’avoir deux tailles à alterner en fonction de l’état hormonal et des sensations.
 
Pour mieux comprendre : les livres «  périnée arrêtons le massacre », « manger éliminer, halte à la constipation »,  « abdominaux arrêtez le massacre » chez Marabout.
 

Perforé ou pas?

Les pessaires perforés n'ont pas d'intérêt particulier quant à l'accumulation des secrétions vaginales.
En effet les trous sont trop petits pour laisser passer des glaires et se bouchent rapidement.
Il est important de retirer le pessaire tous les jours pour bien le nettoyer et laisser reposer la muqueuse.
 
Les perforations rendent le cube plus souple.Cela peut être intéressant si l'utilisatrice a beaucoup de mal à serrer ses doigts (personne âgée, rhumatismes...).


Autres indications :

Une autre utilisation du pessaire, non médicale…les bruits d’air vaginaux dans la pratique d’exercices de gymnastique, yoga, la prise d’eau dans le vagin lors de la natation sont des problèmes très répandus même chez des femmes jeunes …Ils entrainent une limitation des activités, une frustration et une gêne très souvent invoquée. En général il n’y a pas d’information,pas d’explication et les spécialistes du périnée se contentent de dire qu’il faut faire de la rééducation, ce qui ne va pas être efficace sur ce problème.
Les causes de ces désagréments, parfois même accompagnées de douleurs abdominales après les séances si l’utérus est très mobile, sont bien détaillées dans le livre«périnée arrêtons le massacre» Marabout B de Gasquet

Le pessaire va limiter l’aspiration d’air et la mobilité de l’utérus lors des postures inversés ( chandelles, roues etc…et limiter l’aspiration d’eau lors de la mobilisation du diaphragme dans la nage. Il peut donc être utilisé uniquement dans ces moments- là, chez toute femme qui en ressent le besoin.

Il est toujours préférable d’être accompagnée pour le choix de la taille et pour l’apprentissage de la mise en place et du retrait, mais il ne s’agit pas ici d’un matériel médical et l’auto gestion est possible.

Indication exceptionnelle : hystérectomie. Le vide créé par l’ablation de l’utérus entraine la plongée des anses intestinales dans le cul de sac postérieur;

Le pessaire assure un soutien préventif et confortable.